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      Chronique de juillet-septembre 2011

Chronique de juillet-septembre 2011

Le mois de Juin est pastoralement toujours assez chargé.


Aux cérémonies de premières communions, confirmations, prises d’habit s’ajoute le traditionnel « pélé de Chartres ». Cette année la communauté est représentée par deux prêtres et six séminaristes, les autres membres devant rester pour le service de la paroisse ou de la meute. Ce pèlerinage apporte toujours son lot de grâces : certains dans la communauté font ce pèlerinage pour la première fois, pour d’autres, c’est devenu rituel et quelques uns le font en action de grâce pour leur vocation reçue quelques années auparavant sur cette même route…
Le mois de juin est aussi celui des dévotions à Cotignac. Le succès de cette marche n’est plus à prouver : chaque année le groupe des pèlerines, accompagné par l’abbé Dubrule, s’étoffe davantage ; il faudra bientôt dédoubler le chapitre des mères de famille afin de conserver le caractère informel et intimiste de ce pèlerinage. Le chapitre de marcheurs, accompagnés par l’abbé Loiseau, prend de l’ampleur lentement mais sûrement.

Comme chaque année, en prévision des ordinations et du tourbillon dans lequel les séminaristes vont être happés, le séminaire plonge trois jours dans le silence d’une retraite prêchée – une fois n’est pas coutume – par une femme, Claire Patier, usant de son talent et de ses connaissances exégétiques pour guider les séminaristes dans la lecture et la méditation de textes scripturaires.
Le dimanche 26 juin est tout à la fois le dimanche de la Fête-Dieu, le dimanche où Toulon solennise la Saint-Pierre Saint-Paul par une procession et une bénédiction de la mer, et le dimanche des ordinations. Nous recevons l’abbé Pozzetto qui rentre de Rome où s’est tenu un congrès eucharistique. Il nous en fait un résumé dans son homélie. La messe se poursuit donc par la procession de la Saint Pierre qui s’annonce au bruit de la fanfare des bravadeurs mais plus encore par les salves assourdissantes des arquebusiers ! Difficile de s’entendre chanter le chant de sortie à ce compte là. Sans perdre de temps, nous allons à la Castille pour la messe d’ordination. Et cette année encore la moisson est abondante. Tellement abondante qu’il faudra attendre le mois d’octobre pour la deuxième récolte, celle des diacres. Cette année ce sont donc quinze prêtres qui sont ordonnés dans la cathédrale de verdure de la Castille. Une joie toute surnaturelle transparaît ce jour-là, le ciel s’est ouvert pour laisser déborder ses bénédictions.
Une ou deux journées de rangement sont nécessaires pour remettre le séminaire en ordre, pour opérer les déménagements des séminaristes qui, pour apprendre le détachement et pour des raisons de places, doivent régulièrement changer de chambre. La dispersion ne se fait pas attendre puisque le camp de louveteaux et le camp Saint Michel (qui requiert une semaine de préinstallation) commencent peu après. Les abbés Gillet et Dubrule accompagnent l’un et l’autre camp toute la durée de ceux-ci. Puis suivent un camp de guides et un camp de louvettes. Ce sont de francs succès malgré le climat pluvieux qui sévit en Vendée et en Anjou où se déroule le Camp Saint Michel et le camp de guides. Les camps de louveteaux et louvettes se tenant dans le Var, le problème majeur est aussi l’eau, mais pas pour la même raison : il s’agit plutôt d’éviter la déshydratation des enfants ! Une constante demeure cependant dans tous les camps : l’accueil extraordinaire des propriétaires.

Une fois les camps terminés, les séminaristes et les prêtres rejoignent leur famille pour quelques jours de repos. Il n’y aura pas de rapport sur les vacances personnelles des membres de la communauté, puisque par définition elles sont personnelles ! Comme disait un vieux père blanc de Tunisie « c’est un droit pour les membres d’une communauté que les autres (membres de cette communauté) prennent des vacances ». C’est pourquoi nous avons d’autant plus de joie lorsque nous nous retrouvons à Toulon le 10 août, jour du départ pour les JMJ de Madrid.
Le diocèse de Toulon propose dix routes, dix manières de participer aux JMJ (une route plus spirituelle : « la route des saints », une route plus culturelle, une route plus missionnaire, une route en bateau, une route en vieille voiture, une route express…. et la route SPES !) Nous emmenons donc une petite troupe de 150 personnes originaires du Var mais surtout d’ailleurs. Nous nous joignons au diocèse et profitons ainsi de l’organisation matérielle et aussi spirituelle de très grande qualité tout en ayant un rythme propre ! Ce rythme commence dès le départ : l’évêque dans son mot d’envoi nous invite à discerner l’action de Dieu à travers les évènements de la vie. Travaux pratiques dans l’heure qui suit puisque 2 des 4 cars qui nous emmènent tombent en panne ! La cohésion de groupe se forme déjà puisque nous nous attendons tous à Avila avant de rejoindre le gymnase qui nous sert de dortoir. Un régiment de volontaires espagnols s’occupe de nous admirablement : un habitant sur dix de la ville se trouve dans l’organisation de ces journées ! Notre périple commence donc à Avila, point d’orgue de la « route des Saints », route que nous avons choisie pour sa densité spirituelle. C’est à Avila que les équipes se forment et se soudent afin de pouvoir affronter la cohue de la foule de pèlerins à Madrid.

Après la messe de l’Assomption célébrée par l’évêque d’Avila, nous partons pour Madrid en faisant une pause au palais de l’Escurial (ancien palais-abbaye royal)
Les jeunes du diocèse de Toulon étant si nombreux, il a fallu trouver un lieu pour loger le groupe SPES ainsi que la route des vieilles voitures. Un stade de la banlieue madrilène fait l’affaire. Notre sécurité est assurée par une famille de gitans. Nous sommes très bien situés, à vingt minutes du centre ville, à une heure à pied du lieu de la veillée et de la messe finale. Nous allons donc assister les matins aux différentes catéchèses de Mgr Rey, Mgr Aillet… les après-midis étant libres pour participer aux forums des groupes ou communautés présentes à Madrid. Les grands rendez-vous sont bien sûr les moments de rencontre avec le pape : le jeudi pour un accueil, le vendredi pour le chemin de croix, le samedi pour la veillée, et le dimanche pour la messe de clôture.
Nous espérons tous - secrètement ou non - voir passer le pape devant nous. Mais il faut nous contenter de l’entendre : le pape est fier de nous ! Ce sont ses mots devant le million et demi de jeunes stoïques et joyeux dans la tempête que nous avons essuyée. Après une veillée de témoignages et une dernière messe autour de notre évêque, nous rentrons sans retard vers Toulon.

La communauté se donne rendez-vous une semaine plus tard en Vendée pour une petite semaine ensemble, occasion d’accueillir les nouveaux membres. Ils sont trois cette année, deux en propédeutique et un en 1èreannée de philosophie. Visites des hauts-lieux de la guerre de Vendée, du Puy-du-Fou, détente, organisation de l’année… L’organisation de cette session est un peu perturbée par la perte regrettable en chemin du véhicule de l’abbé Gillet. Une greffe de moteur est nécessaire pour un prolongement de vie.

Après une semaine de prises de marque et de cours de chant, les séminaristes partent en retraite de rentrée : les 3 ainés à Lérins avec le séminaire, et les autres au Barroux.
Toulon oblige, oserai-je un mot sur la coupe du monde de rugby, 2ème voire 1ère religion de la ville ? N’étant pas grand prêtre de cette confession, qui fait concurrence à la grand-messe dominicale pour l’occasion, je m’abstiendrai de tout commentaire.
La rentrée a été marquée par le décès brutal d’Olivier, un jeune parti avec nous aux JMJ, proche de la communauté et ami personnel de l’un d’entre nous. Deux membres de la communauté participent à la veillée de prière et à la messe d’enterrement à Rueil.

Et c’est ainsi que la miséricorde de Dieu nous guide jour après jour…

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