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      Du sacré et de la sacralité

Du sacré et de la sacralité

Deux personnalités de l’Eglise, le cardinal Sarah (préfet de la Congrégation pour le culte divin) et le père Michel Gitton (directeur de la revue Résurrection) nous interpellent sur l’importance du sacré dans la liturgie.


Le cardinal Sarah rappelle l’importance de la célébration ad orientem de la messe et le père Gitton insiste sur le prêtre comme l’homme du culte. Le Cardinal constate que souvent le prêtre ne célèbre plus l’amour du Christ à travers son sacrifice, mais une rencontre entre amis, un repas convivial, un moment fraternel. En cherchant à inventer des liturgies créatives ou festives, nous courons, dit-il, le risque d’un culte trop humain, à la hauteur de nos désirs et des modes du moment. Peu à peu, les fidèles s’éloignent de ce qui donne la Vie. La liturgie est la porte de notre union à Dieu. Il faut commencer par replacer Dieu au centre de la liturgie. Si « la gloire de Dieu c’est l’homme vivant », dit saint Irénée, on oublie généralement la suite : « la vie de l’homme, c’est la vision de Dieu ».

L’homme, rappelle le père Gitton, tout homme et d’abord le plus pauvre est fait pour voir Dieu, pour s’émerveiller, pour chanter, pour vivre la louange en tenant compte de son mode de connaissance et des médiations qui peuvent élever son âme. Quel mépris des simples, quelle étroitesse d’âme se cache derrière la revendication de faire populaire, de limiter le culte sous prétexte d’enseignement direct, de limitations de dépenses ou de priorité à l’action. C’est la protestation de Judas, dit le père Gitton : « Pourquoi n’a-t-on pas vendu ce parfum (celui dont se sert Marie pour oindre les pieds du Seigneur) trois cents deniers, pour les donner aux pauvres ? » (Jn 12, 5). Le service de Dieu sert donc l’homme précisément en ce qu’il l’aide à se décentrer.

Pour remettre Dieu au centre de la liturgie, le cardinal Sarah donne deux moyens : le silence et la célébration tournée vers Dieu. « Se convertir, c’est se tourner vers Dieu, dit-il, prêtres et fidèles tournés ensemble dans la même direction : vers le Seigneur qui vient… par cette manière de célébrer, nous expérimentons, jusque dans nos corps, la primauté de Dieu et l’adoration. Nous comprendrons que la liturgie est d’abord notre participation au sacrifice parfait de la Croix. J’en ai fait l’expérience ; en célébrant ainsi, l’assemblée, avec le prêtre à sa tête, est comme aspirée par le mystère de la Croix au moment de l’élévation. » Le Cardinal rappelle que le Concile n’a jamais demandé de célébrer face au peuple. Il n’est donc pas besoin d’autorisation particulière pour célébrer face au Seigneur. S’inscrivant dans la tradition du peuple juif au Temple qui priait de manière orientée le Cardinal invite prêtres et fidèles à retrouver ce sens du mystère en attendant le retour du Christ.

Abbé Fabrice LOISEAU

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