Missionnaires de la miséricorde divine
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      Nouvelles de décembre 2008

Nouvelles de décembre 2008

Rubrique «  chronique des missionnaires de la Miséricorde Divine  » du bulletin paroissial du mois de janvier 2009.


- 72h de fatigue et de grâces ! Voilà qui pourrait résumer notre périple à Bayonne, pour l’ordination épiscopale de Mgr Marc Aillet. Nous partîmes soixante, le car rempli de voyageurs enthousiastes à l’idée de voir l’un des leurs devenir évêque, mais par un prompt renfort, nous fûmes près de quatre mille à la cérémonie : cathédrale et cloître, malgré un froid et une pluie battante à transir les os des plus résistants, affichaient complets.

- Mais n’anticipons pas ! Le samedi soir, après onze heure de cars, les séminaristes et prêtres sont accueillis par des familles bayonnaises qui leur ouvrent généreusement leur porte et leur foyer. Des contacts se nouent rapidement et parfois profondément comme si, à travers l’élection du vicaire général de notre diocèse à la tête de celui de Bayonne-Lescar-Oloron, deux diocèses, deux familles renforçaient leur union au sein de l’Église universelle.

- Dans la matinée de dimanche, la Communauté se donne rendez-vous pour leur heure d’adoration et un déjeuner convivial que partagent le père prieur du Barroux, Don Louis, le supérieur du séminaire, le père Arnaud Adrien, et le responsable de l’année de propédeutique, le père Cristian Dornemann. La cérémonie d’ordination, présidée par l’archevêque de Bordeaux, le cardinal Ricard, commence enfin, à 15h30, en présence du cardinal Etchegaray, vice-doyen du Sacré-Collège et enfant du pays basque ; elle rassemble plus d’une vingtaine d’évêques ainsi que des représentants officiels, à commencer par l’ancien maire de Saint-Jean-de-Luz, et actuel ministre de l’Intérieur et des cultes, Michèle Alliot-Marie.

- Enchantés par la beauté de l’office, nous écoutons avec attention le discours final du nouvel évêque : la parole forte qu’il prononce emporte l’adhésion d’une assemblée qui applaudit à de nombreuses reprises. Il nous vient le désir de citer des passages entiers de son propos, concernant la défense de la vie et sa vision prophétique pour le diocèse de Bayonne. Le texte étant disponible sur Internet, nous nous abstiendrons cependant.

- Si la tentation de la sieste est prégnante pendant notre retour à Toulon, un film nous réveille, par les débats qu’il provoque parmi les pères du séminaire et les séminaristes présents : Léon Morin prêtre, avec Jean-Paul Belmondo. Cette œuvre cinématographique suscite de nombreuses interrogations sur l’image d’un prêtre dans notre société, la conception de la sainteté, les dangers du ministère sacerdotal, le rôle de l’art en rapport avec la foi, etc.

- Le mois de décembre, temps de l’attente heureuse, de l’espérance paisible, s’annonce particulièrement chargé pour la Communauté. Du 2 au 4 décembre, l’abbé Jean-Raphaël Dubrule part en session de formation, avec tous les jeunes prêtres de la province ecclésiastique, à Lambesc, joli village qui fut longtemps surnommé « le Versailles Aixois », non en raison des fréquents séjours qu’y fit Mme de Sévigné, mais pour son rôle politique aux XVIIe et XVIIIe siècles.

- Un événement au début du mois marque les esprits dans la Communauté  : la venue du cardinal Castrillón Hoyos à Toulon. Nous avons déjà eu l’occasion de vous en parler à plusieurs reprises. Toutefois, un aspect contrarie encore l’exhaustivité du compte-rendu : le dîner partagé par la Communauté avec le cardinal, en présence de Mgr Dominique Rey, le samedi 6 décembre. Ce huis-clos se déroule dans une ambiance conviviale : Sartre peut se retourner dans sa tombe, entre Garcin, Inès et Estelle. Le cardinal Castrillón Hoyos se prête gracieusement au jeu des questions, et nous ne nous privons pas de lui en poser de toutes sortes, en rapport avec la charge qu’il exerce. Il nous répond sans détour, avec une franchise et une simplicité qui ne sont pas sans rappeler les qualités de notre Saint-Père lui-même. Il évoque la beauté des initiatives qui jaillissent un peu partout dans le monde, la douloureuse relation entre le Vatican et la Fraternité Saint-Pie-X à qui tout a été accordé, les espoirs du pape Benoît XVI consécutivement au Motu proprio Summorum Pontificum... Nous avons conscience de vivre une belle soirée et cherchons à en goûter la saveur jusqu’au bout.

- Les 13 et 14 décembre, le deuxième week-end de la diaconie est organisé pour les étudiants et jeunes professionnels du diocèse. L’enjeu est important, puisqu’ils ont pour finalité d’aider les jeunes à prendre un engagement au sein de l’Église, selon les charismes de chacun. Les abbés Loiseau et Dubrule se succèdent activement pour soutenir cette initiative, si précieuse par cette possibilité offerte à tous de poser un « Fiat » personnel, quel qu’il soit.

- Noël approche et les événements se bousculent avec toujours plus de rythme et d’intensité. Le 18 décembre, l’abbé Dubrule est séquestré durant trois heures dans son confessionnal par les enfants de Notre-Dame des Missions, soucieux de purifier leur âme au moment d’accueillir le Roi des Rois dans la crèche, sur la terre et au fond de leurs âmes.

- Le lendemain soir a lieu la veillée de Noël du séminaire, organisée par les propédeutes de La Castille, sur le thème : « Le séminaire, école de l’ascèse ». Vous le savez, parmi les huit jeunes en année de discernement, quatre sont regardants au sein de notre Communauté. C’est ainsi l’occasion pour cette dernière de déployer ses talents ouvertement : l’organisation matérielle de la soirée est confiée à Henry qui jongle entre les micros, la sono et les projecteurs : Pierre est chargé d’assurer toutes les transitions entre les sketchs et se lance dans un duo avec Augustin, propédeute regardant au sein de la Fraternité missionnaire : ils alternent successivement imitations, dialogues à bâtons rompus à la mode des Frères ennemis (les prétentieux !), jeux... Thomas et Thibaud s’illustrent dans un rôle de méchants tentateurs dans le sketch final ainsi que, pour le second, par son sens du rythme dans un gospel énergique. Florent, Jean-Dominique, Matthieu et Guillaume manifestent leurs talents dans des vidéos qui provoquent quelques fous rires. Le clou du spectacle, de l’avis de tous, est le sketch mémorable des professeurs orchestrés par un abbé Loiseau déchaîné, en jeune Farouk désireux de comprendre ce qu’est l’ascèse. Chaque professeur est ainsi appelé à tenter une explication que ce bon Farouk transforme aussitôt en rap, contraignant les pères à le suivre dans son délire. Devant un Mgr Rey hilare, l’abbé Loiseau a ainsi assuré une animation de grande qualité, perpétuant la tradition si chère au père Fresson.

- La soirée du lendemain est plus paisible, avec l’engagement de Cécile Ouali dans la Fraternité des Témoins de la miséricorde, jeune groupe de prière créé l’an dernier, en septembre 2007, par six jeunes désireux de vivre de la spiritualité des Missionnaires de la Miséricorde divine. Les séminaristes et la vingtaine d’amis présents découvrent davantage cette belle Fraternité puisqu’elle est la première à s’engager à Toulon. Pierre, un des six premiers Témoins et qui est depuis entré au séminaire, l’accompagne particulièrement dans cette démarche. La Fraternité compte aujourd’hui quinze Témoins en France qui sont autant de soutiens pour notre Communauté, par leur fidèle amitié et leur prière. Nous vous invitons à connaître cette Fraternité en découvrant son site Internet : temoinsdelamisericorde.fr.

- Les jours précédant la belle fête de Noël sont non seulement un temps pour se préparer intérieurement, mais également une période de répétitions intensives : veillée de Noël, offices liturgiques, service de messe, chorale, etc.

- Nous prenons néanmoins le temps de nous retrouver en Communauté pendant 24h : la maman de Guillaume nous reçoit gentiment à déjeuner, avant que nous allions nous promener dans le charmant village du Vieux-Cannet, de style gothique provençal, bâti sur un piton qui domine la plaine des Maures. Nous retrouvons enfin la communauté Points-Cœur pour la prière des vêpres, dans l’église de Pignans.

- Arrive enfin le Christ, symbolisé par le dépôt de l’Enfant-Jésus dans notre imposante crèche. Après l’office des matines, le rendez-vous est fixé à 23h15 pour la veillée avec les enfants. De nombreuses personnes du quartier, peu habituées à fréquenter l’église, sont présentes et découvrent le spectacle écrit par l’abbé Loiseau : « L’annonce faite à Farouk », thème qui, vous l’avez compris, est au coeur des préoccupations hivernales de notre supérieur. La messe de Noël commence enfin : « Gloria in excelsis Deo ! » La liturgie est soignée, jusqu’aux magnifiques bouquets de fleurs rouge et or qui ornent l’autel, et à côté desquels les selam [1] du vicomte Félix de Vandenesse à Mme de Mortsauf paraissent insipides.

- La journée du 25 décembre se déroule paisiblement, entre offices liturgiques et temps communautaire. Nous avons la joie d’avoir longuement Eloi au téléphone : il nous a d’ores et déjà promis un texte pour un prochain bulletin. Mgr Marc Aillet nous fait également l’amitié d’appeler l’abbé Loiseau pour lui souhaiter une heureuse et sainte fête de Noël. Les appels téléphoniques s’estompent au 104, l’immeuble se vide peu à peu. Le temps des vacances est venu : ce sont les premières pour nos quatre nouveaux.

- Tandis que l’abbé Dubrule est de permanence, l’abbé Loiseau prêche une retraite ignacienne en région parisienne, pour une vingtaine de jeunes gens. Henry profite de ces journées pour organiser de longues balades en moto, quand Florent préfère les randonnées en raquette, près des cimes enneigées ; Jean-Dominique et Thibault jonglent entre différentes églises orientales à Paris ; Thomas retrouve sa mission auprès des SDF qu’il affectionne tant et qu’il pratiquait chaque semaine avant d’entrer en propédeutique ; Matthieu et Pierre organisent une sortie à Versailles pour les trois séminaristes chinois qui passent une semaine, seuls, dans la capitale.

- La rentrée approche. L’abbé Dubrule, secondé par Henry et Pierre, assure les offices le dimanche du Saint-Nom de Jésus, avant d’aller déjeuner chez les Berthelé, jeunes paroissiens récemment arrivés à Toulon. Tous les séminaristes se retrouvent enfin le dimanche soir, aux vêpres, à la Castille. Le lendemain, 5 janvier, le séminaire accueille notre évêque ainsi que quatre-vingt prêtres pour les traditionnels vœux au clergé de début d’année.

- Jean-Dominique et Florent partent ce même jour à Notre-Dame de Vie pour une retraite de quinze jours, afin qu’ils approfondissent leur goût de l’oraison. Le 6 janvier, l’abbé Loiseau part au Barroux pour assurer une partie de la formation donnée à des prêtres diocésains sur la messe traditionnelle.

- En raison des vacances, la soirée du premier vendredi du mois est reportée au 9 janvier. Si la tentation de rester adorer le Saint-Sacrement dans l’église, bien au chaud, est présente dans les esprits, les plus courageux se risquent néanmoins à l’évangélisation, dans un froid glacial. Le 10 janvier, la Communauté se disperse : l’abbé Jean-Raphaël Dubrule prend quelques jours de repos mérités ; les séminaristes se retrouvent à la Castille pour une session d’expression orale animée par Maître Gilbert Collard et Alain Noël ; Pierre part avec le père Laurent Sentis à l’ordination épiscopale de son ancien curé, Mgr Jean-Pierre Batut, dorénavant évêque auxiliaire de Lyon. Mgr Dominique Rey, enfin, rassemble tous les catholiques du diocèse pour ses vœux annuels, pendant lesquels il adresse traditionnellement quelques recommandations majeures pour la nouvelle année. Nous nous en ferons l’écho le mois prochain.

Et c’est ainsi que la Miséricorde de Dieu nous guide jour après jour…

Notes

[1Ce terme, pourtant irremplaçable dans notre langue, a aujourd’hui disparu. Il désigne un «  bouquet de fleurs dont l’arrangement forme un langage muet  » (Littré).

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