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      Nouvelles de janvier 2010

Nouvelles de janvier 2010

Comme chacun sait, errare humanum est, sed perseverare diabolicum est.


L’abbé Eloi ne l’a peut-être pas complètement assimilé. Son voisin de chambre, après lui avoir fait remarquer fort diplomatiquement (Cf. les précédentes chroniques) la dysharmonie infernale et répétitive de ses gammes à la guitare, n’a pas réussi à le dissuader de persévérer dans cet entreprise démoniaque. Saint Philippe Neri disait que dans certains cas, il ne faut pas combattre le mal, il faut le fuir. Pierre, notre précédent chroniqueur et voisin du funeste abbé a certainement lu Philippe Neri dans sa jeunesse. C’est peut-être cela qui explique son départ de notre communauté... En effet, après un an et demi passé avec nous, Pierre nous annonce début janvier que s’il se sent toujours appelé au sacerdoce, cela passera par une autre voie que celle de la communauté. Nous lui souhaitons bonne chance en lui assurant toute notre amitié.

Ce mois de janvier est un véritable chassé croisé au « 104 ». Cela commence par le départ en vacances de l’abbé Eloi resté à Toulon pour faire la permanence. Sitôt revenu, ce sont les trois propédeutes, Arnaud, Hugues et Louis Marie qui font leurs bagages pour un mois. Ils sont envoyés par le séminaire dans différents centres de l’Arche (Jean Vanier) au service des personnes handicapées. Ils sont tous les trois très marqués par cette expérience où des relations très fortes se créent entre les personnes qu’il va être difficile de quitter. Cette expérience permet en outre à Louis-Marie (à Quimper) d’acquérir une spécialité en menuiserie. Où l’insolite rejoint l’utile, les fauteuils et tables basses du 5e au 104 trouveront peut-être en Louis-Marie un père qui leur rendra enfin leur bras et leurs pieds respectifs...
Le chassé croisé continu avec l’éclipse toulousaine de l’abbé Jean Raphaël pour ses études qui le passionnent toujours autant.

Les allées et venues des uns et des autres ne doivent pas faire oublier certains évènements devenus traditionnels. Au cours de la semaine de prière pour l’unité des chrétiens, un débat réunit autour d’une même table protestants et catholiques. Le thème choisi cette année est la kénose, c’est-à-dire l’abaissement du Fils de Dieu dans l’Incarnation jusqu’à un quasi dépouillement de son être. Le coté protestant semble vivre cela d’une manière toute spéciale par le désistement successifs de plusieurs intervenants de renom. Et la totalité de l’assemblée réunie ce soir-là fait la même expérience par le peu de participants venus assister au débat et au spectacle qui suit. S’il arrive que l’on crie parfois dans le désert, l’exemple de ce débat en est une bonne illustration, il arrive fort heureusement que les fidèles répondent présent comme c’est le cas pour le repas paroissial organisé cette fois-ci à la Castille. Ces repas sont autant de pierres posées qui construisent l’édifice de notre communauté paroissiale.

Nous sommes placés sous le feu des projecteurs durant la semaine du 18 au 24 janvier, tout du moins sous la plume des journalistes locaux. Certains adhérents de la Libre pensée protestent en effet publiquement par la presse contre la solennisation annuelle de la messe en mémoire de Louis XVI le 21 janvier. Nous les remercions vivement d’avoir ainsi fait la publicité pour cet évènement. Mais ce remous n’est pas grand-chose au regard du grand chambardement du week-end qui suit. En effet nous recevons Jean d’Orléans, descendant de Louis XIII, prétendant au trône de France, en visite officielle à Toulon. Sa venue est l’occasion d’un ménage et d’un relookage complet du « 104 », au moins des parties communes. « Le prince Jean » est accompagné de son épouse Philoména et de leur fils Gaston, que tous veulent toucher car selon la superstition il a le pouvoir de guérir des écrouelles... La messe, annoncée dans les journaux locaux, bat un record d’affluence. Le prince est heureux de pouvoir rencontrer les paroissiens ainsi que les revendeurs du marché sis devant l’église qui ont suivi avec grand intérêt le parcours diplomatique en terre varoise de cet homme très simple et très abordable. Nous les invitons ensuite dans notre 104 méconnaissable pour le déjeuner. Après quelques autographes de son livre, nous nous quittons. Et le chassé croisé continue. L’abbé Loiseau doit s’absenter une journée pour aller rencontrer les témoins de la miséricorde à Paris.

Pour l’ensemble des séminaristes le mois de janvier est synonyme de travail intense en vue des examens qui ont lieu la dernière semaine. Quelques bons mots nous reviennent aux oreilles.

Et c’est ainsi que la Miséricorde de Dieu nous guide jour après jour…

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