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        Suis-je fait(e) pour évangéliser ?

Suis-je fait(e) pour évangéliser ?

L’appel à l’évangélisation dans l’Ecriture


L’évangélisation est l’annonce explicite de l’Evangile aux gens que l’on rencontre. Nous cherchons donc à ce que les personnes que l’on croise puissent rencontrer le Christ. Mais pour cela, il est important de savoir pourquoi l’on évangélise et dans quel état d’esprit il faut le faire.

I] Quelles raisons nous donne l’écriture pour aller évangéliser ?

A] Un appel du Christ…

On peut légitimement se demander la raison qui pousse les catholiques à aller évangéliser. Est-ce pour être les plus nombreux et montrer par là le poids que l’on représente ? Il n’en est rien. La raison première qui nous pousse à annoncer l’Evangile, c’est que le Christ nous le demande, comme le rapporte St Matthieu : « Allez donc ! De toutes les nations faites des disciples, baptisez-les au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit » (Mt XXVIII, 19).

B] …Repris par les apôtres

Comme en écho, St Paul s’écrie : « Malheur à moi si je n’annonce pas l’Evangile » (1Co IX, 16), il indique par-là que c’est une nécessité pour le chrétien que d’annoncer à temps et à contretemps le message du Christ, et cela pour au moins deux raisons.

1°) Apporter le Salut au monde

Dans le Nouveau Testament nous lisons que nul ne peut être sauvé, si ce n’est dans le Christ Jésus. On peut par exemple citer l’Evangile de St Jean : «  Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par Lui, le monde soit sauvé » (Jn III, 17). C’est donc par le Christ et par lui seul que nous obtenons la vie éternelle. Ne pas annoncer l’évangile aux hommes qui nous entourent, revient donc à les priver de rencontrer Jésus. Et dans un certain sens, c’est leur refuser le Salut.

2°) Faire connaitre l’Amour de Dieu

La deuxième raison qui nous pousse à évangéliser est liée à Dieu lui-même. Dans sa première épitre, St Jean nous dit à plusieurs reprises que « Dieu est Amour » (1Jn IV, 8 ; 1Jn IV,16). Et c’est ce mystère d’un Dieu qui nous aime chacun infiniment qui nous pousse à évangéliser. Nous voulons donc communiquer à l’humanité toute entière cet amour infini.

II] Quels coups de pouce l’Ecriture nous donne-t-elle pour l’évangélisation ?

A] L’humilité et l’abandon entre les mains de Dieu

Souvent, on pense que pour réussir à évangéliser, il faut être bien formé, très sûr de soi… Il est vrai que cela peut aider, mais ce n’est pas l’essentiel. Ce qui est le plus important, c’est d’être capable d’être humble et de s’abandonner complètement entre les mains du Seigneur. C’est ce qui est arrivé aux apôtres au jour de la Pentecôte, quand l’Esprit Saint parlait par leur bouche : «  Alors, ils furent tous remplis de l’Esprit Saint : ils se mirent à parler en d’autres langues, et chacun s’exprimait selon le don de l’Esprit » (Ac II, 4). Pour évangéliser, il faut donc être conscient que « sans [le Christ], nous ne pouvons rien faire » (Jn XV, 5).
Dans une de ses épitres, St Paul nous rappelle cette importance de laisser Dieu agir en nos cœurs. Il explique qu’il a dans la chair une écharde et lorsqu’il demande à Dieu de lui retirer, Dieu lui répond : «  Ma grâce te suffit, ma puissance se déploie dans ta faiblesse » (2Co XII, 9) et un peu plus loin, St Paul conclut « Quand je suis faible, c’est alors que je suis fort » (2Co XII, 10). Nous comprenons donc que c’est en laissant Dieu agir en nous, agir par nous que nous sommes capables d’annoncer au monde l’évangile et de toucher les cœurs.

B] témoignage

Jusqu’à maintenant, mon propos a été plutôt théorique, et je vais vous montrer ô combien ces conseils que nous donne l’écriture sont utiles en évangélisation. Cela fait plusieurs années que j’évangélise régulièrement, notamment au camp SPES. Au début de mon deuxième camp, j’ai pensé que puisque j’avais déjà évangélisé, tout se passerai bien, et que je pourrais aborder les gens sur la plage facilement. Ce fut un échec cuisant. J’ai alors compris qu’il faut laisser Dieu agir.
J’ai pu, depuis, expérimenter l’importance de l’abandon, notamment, en août 2010, en évangélisant sur la plage. Avec mon binôme, nous avons abordé un homme qui s’est présenté à nous comme islamiste. A ce moment, je n’ai eu qu’une envie : partir, mais je sentais que je devais rester. J’ai alors fait cette prière : « mon Dieu, je vous laisse gérer, moi, je n’en suis pas capable ». Durant la conversation qui a suivi, j’ai vraiment senti que l’Esprit Saint parlait par ma bouche, j’avais une éloquence, un aplomb que je ne me connaissais pas. Et lorsque nous sommes repartis, nous avons vu que ce que nous avions dit avait touché cet homme, son attitude avait complètement changé en quelques minutes. Je pourrais multiplier les exemples, mais celui-ci est le plus marquant.

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