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      Charles de Foucauld, un saint pour notre temps

Charles de Foucauld, un saint pour notre temps

Le 1er décembre 1916 le père de Foucauld mourait assassiné par un groupe de Senoussistes proche des Turcs.


Un premier témoignage de Paul Embarek semblait dire que les tueurs obligèrent le père à prononcer la chaada (profession de foi musulmane) et celui-ci aurait alors dit : « Non je ne veux pas », mais Paul Embarek revint sur sa déposition. Les circonstances de sa mort demeurent donc un mystère. Quoi qu’il en soit, si le procès de béatification ne permit pas d’établir le fait du martyre, il est certain que Charles de Foucauld a offert sa vie pour le salut des musulmans. Il avait prévu son martyre, il avait écrit ceci : « Pense que tu dois mourir martyr, dépouillé de tout, étendu à terre, nu, méconnaissable, couvert de sang et de blessures, violemment et douloureusement tué et désire que ce soit aujourd’hui ». Par ailleurs dans le règlement des Petits Frères du Sacré-Cœur, il recommande ceci : « Que les Petits Frères pensent chaque jour qu’un des bienfaits dont leur Epoux Jésus les a comblés est la possibilité, l’espoir fondé, de terminer leur vie par le martyre ; qu’ils se préparent sans cesse à cette fin bienheureuse ; qu’ils agissent à tout instant comme il convient à des âmes appelées par la bonté de l’Epoux, à recevoir, bientôt peut-être, cette bonté infinie... »

Le matin de sa mort il écrivait à Marie de Bondy : « Notre anéantissement est le moyen le plus puissant que nous ayons de nous unir à Jésus et de faire le bien aux âmes ; c’est ce que Saint Jean-de-la-Croix répète à chaque ligne. Quand on peut souffrir et aimer, on peut beaucoup, on peut le plus qu’on puisse dans ce monde : on sent qu’on souffre, on ne sent pas toujours qu’on aime et c’est une grande souffrance de plus ! Mais on sait qu’on voudrait aimer, et vouloir aimer c’est aimer. On trouve qu’on aime pas assez ; comme c’est vrai, on aimera jamais assez, mais le Bon Dieu qui sait de quelle boue Il nous a pétris et qui nous aime bien plus qu’une mère ne peut aimer son enfant, nous a dit, Lui qui ne ment pas, qu’il ne repousserait pas celui qui vient à Lui ».

Ainsi nous pouvons affirmer que Charles de Foucauld est martyr de la charité, cet Amour qui est la soif de Jésus et du salut des âmes. Depuis son sacerdoce, sa présence dans le désert est pour le salut des musulmans. Il serait malvenu de présenter le père de Foucauld comme le frère universel des religions sans aucun souci d’évangélisation car sa présence et l’offrande de sa vie sont pour la conversion des musulmans au Sacré-Cœur de Jésus. Il écrivait prophétiquement le 30 janvier 1912 : « Avec le Maroc, voila notre empire colonial bien agrandi ; si nous sommes ce que nous devons, si nous civilisons au lieu d’exploiter, l’Algérie, le Maroc et la Tunisie seront un prolongement de la France ; si nous ne remplissons pas notre devoir, si nous exploitons au lieu de civiliser, nous perdrons le tout, et l’union que nous avons faite de ces peuples se tournera contre nous... » Enfin la fameuse lettre au duc de Fitz-James : « Ma pensée est que si petit à petit et tout doucement, les musulmans de notre empire colonial du nord de l’Afrique ne se convertissent pas, il se produira un mouvement nationaliste analogue à celui de la Turquie : une élite intellectuelle se formera dans les grandes villes, instruite à la française, sans avoir l’esprit ni le cœur français, élite qui aura perdu la foi islamique mais qui en gardera l’étiquette pour pouvoir influencer les masses... elle se servira de l’Islam comme d’un levier pour soulever la masse ignorante, et cherchera à créer un empire africain musulman indépendant. »

Nous vivons, un siècle plus tard, l’accomplissement de ces paroles prophétiques. A la suite du bienheureux père Hamel, les chrétiens d’Orient et les victimes du terrorisme islamique ont vécu dans leur chair le refus idéologique de la mission, c’est maintenant le temps des martyrs, la Résurrection n’est pas loin.
Abbé Fabrice Loiseau

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