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      Chronique de janvier - mars 2011

Chronique de janvier - mars 2011

Parmi ses différentes casquettes, ou différents bérets plus exactement, l’abbé Gillet possède celui de conseiller religieux d’une compagnie de guides à Marseille.


Il participe pour la première fois aux deux journées de formation pour les conseillers religieux Guides et scouts d’Europe à Paris. Le nonce apostolique ou encore Mgr Rivière viennent célébrer la messe dans la basilique du Sacré-Cœur. C’est un moment fort pour la cinquantaine de prêtres réunis.

La semaine suivante, les trois prêtres de la communauté partent en récollection chez les bénédictines de Cotignac. L’une d’elles leur raconte un peu de la vie de la communauté lorsque le couvent était encore à Médéa en Algérie, photos à l’appui. Les sœurs n’ont pu voir le récent film Des hommes et des Dieux, mais elles ont eu la chance d’avoir la visite et un témoignage de Mickaël Lonsdale, acteur dans ledit film.

Guillaume qui est rentré fin décembre d’Algérie est toujours en attente d’un visa pour pouvoir repartir. Il essaye tantôt d’obtenir un visa culturel, tantôt un visa touristique, en passant par le consulat de Nice puis celui de Marseille, sans plus de succès. Il s’occupe au presbytère en accomplissant quelques travaux très utiles.

L’évènement mondial de l’année sera certainement les JMJ à Madrid, et cela se prépare. Le diocèse organise une soirée témoignage-louange au théâtre de Fréjus. Des musulmans convertis au christianisme ou encore des jeunes chanteurs animent cette veillée qui reçoit les suffrages de la totalité des personnes présentes. La communauté s’apprête à partir avec un contingent qui s’étoffe de jour en jour.

Le mardi 15 février, afin de remercier toutes les mères de famille de la paroisse qui chaque jour à tour de rôle préparent le repas de midi pour la communauté, un déjeuner est organisé pour elles où, cette fois-ci, ce sont les séminaristes et prêtres de la communauté qui se sont mis aux fourneaux. En prime, ils font le service. Le « 104 » étant trop exigü pour une telle assistance, nous trouvons refuge chez des amis qui nous prêtent gentiment leur maison. Un rayon de soleil nous permet de prendre l’apéritif dehors, au bord de la piscine ! Les mamans ont apprécié ce moment ! Nous le referons, c’est promis !

Un pèlerinage à Tamanrasset nous avait été proposé. Quelle aubaine ! Pouvoir accompagner un groupe de pèlerins sur les traces de Charles de Foucauld, qui plus est en compagnie de notre évêque ! Malheureusement la situation politique instable en Algérie a forcé les organisateurs à annuler le voyage. Que va-t-on pouvoir faire pendant cette semaine de vacances qui se libère ainsi ? Chacun trouve assez rapidement une réponse à la question. Les séminaristes qui n’étaient pas concernés par ce voyage partent de toute façon en vacances, après cette semaine d’examens (semaine toujours plus ou moins douloureuse). L’abbé Gillet part en monastère pour sa retraite annuelle tandis que l’abbé Dubrule va lui aussi chercher la tranquillité d’un monastère pour travailler à l’avancement de ses devoirs pour l’obtention de sa licence.

Guillaume obtient finalement un visa touristique et reprend le bateau pour Alger. L’abbé Loiseau compte bien aller lui rendre visite pour rencontrer les kabyles convertis.

Il assure la permanence une partie de la semaine et emmène ensuite les propédeutes en week-end à Fayence à la paroisse desservie par la communauté Saint Martin. Cette visite d’une paroisse du Haut-Var leur permet de connaître une autre réalité du diocèse.

La deuxième semaine de vacances est comme chaque année une session en communauté au monastère du Barroux. Cours de liturgie, de chant, d’homilétique, étude de films. Quelques temps de détente sont prévus ainsi qu’un temps libre pour aller explorer ce lieu de la tentation qu’est la librairie du monastère…

Le Carême est maintenant à notre porte. L’heure est aux bonnes résolutions, à l’ascèse et autres mortifications. « Vita communis, summa paenitentia » disait Saint Philippe Néri. Nous nous souvenons des premiers essais à la guitare d’un des membres qui faisait souffrir les oreilles de son voisin de chambre. Mais il semble que la vie communautaire au « 104 » ne soit pas si pénible que cela, aussi avons-nous comme chaque année convenu d’un effort commun de carême.

Le Carême commence cette année par une mission de porte-à-porte qui malgré les difficultés, les peurs, les échecs, procure toujours un sentiment de joie, comparable à celui des disciples de l’évangile de Luc qui reviennent tout joyeux de leur mission. Souvenons-nous qu’il ne nous est pas demandé de réussir, il nous est demandé d’annoncer le Royaume de Dieu.

Le Carême était autrefois d’une part un temps de pénitence pour les pécheurs avant leur réhabilitation au sein de la communauté et d’autre part un temps de préparation avant le baptême des catéchumènes. La première étape de l’entrée en catéchuménat avait lieu le 1er dimanche de Carême. Nous avons la joie cette année de célébrer l’admission de Reda-Mansour d’origine kabyle. Nous l’assurons de nos prières tout au long de son chemin qui nous l’espérons le mènera au baptême.

L’abbé Dubrule part pour Toulouse pour l’une de ses dernières sessions de cours. Il croise l’abbé Clément qui vient poursuivre la session de liturgie entamée au premier trimestre avec les propédeutes. Puissent-ils pénétrer toujours plus profondément la grandeur de ce que le Cardinal Newman considérait comme « la plus belle chose qui soit de ce coté-ci du paradis ».

Des prédicateurs de carême sont prévus chaque dimanche pour venir exhorter les fidèles (et leurs pasteurs) durant ce temps de conversion. Le premier à monter en chaire est le diacre Jean-Philippe Cante qui sera ordonné prêtre à Toulon en juin. Le deuxième est l’abbé Vojtek, professeur de spiritualité de nos propédeutes. Nous nous préparons à recevoir le père abbé du Barroux ou le père Nicolas Buttet et d’autres encore.

Nous avons appris avec beaucoup de peine la disparition de l’amiral Berger. Qu’il continue du haut du ciel à veiller sur notre communauté comme il l’a fait depuis sa fondation. L’abbé Loiseau remonte donc à Versailles pour l’enterrement à la cathédrale de Versailles. Il doit redescendre à Toulon pour partir à Lérins où il prêche une retraite à un groupe de dirigeants chrétiens qu’il accompagne depuis plusieurs années. Il n’est pas toujours très facile de consacrer trois jours pour se mettre à l’écart, pour aller servir d’autres maîtres que l’argent. Le Seigneur comble celui qui donne avec joie. Nul doute que cette récollection portera du fruit. L’abbé Loiseau en revient ravi. Cela fait partie des joies spirituelles que réserve le ministère sacerdotal.

Les trois prêtres se retrouvent ensuite pendant deux jours à la chartreuse de La Verne, chez les moniales de Bethléem pour deux petites journées de récollection/repos. Le lieu est idéal. Les téléphones portables n’ont pas de réseau ! Et la vue est propice à la méditation. Notre précédent passage, deux ans auparavant fin décembre ne nous avait permis que de voir le dessous de nos parapluies !

Et c’est ainsi que la Miséricorde de Dieu nous guide jour après jour

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