Missionnaires de la miséricorde divine
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      Extrait du livre "Dieu est de retour"

Extrait du livre "Dieu est de retour"

Extraits d’un entretien avec l’abbé Fabrice Loiseau sur les charismes de la Société des missionnaires de la miséricorde, tiré du livre "Dieu est de retour, la nouvelle évangélisation de la France", publié en 2009 aux éditions de l’Oeuvre.

Ce livre est une vaste enquête de terrain sur la nouvelle évangélisation de la France, menée par Jean-Baptiste Maillard, sur ces fous de Dieu qui sont capables de parler partout de leur foi, et de la transmettre, dans la rue, au bureau, au fond d’une église, en stop ou sur la plage...


Un grand merci à Jean-Baptiste Maillard, auteur de "Dieu est de retour, la nouvelle évangélisation de la France", publié en 2009 aux éditions de l’Oeuvre et animateur d’Anuncioblog.com, le blog catholique d’évangélisation


Fabrice Loiseau est prêtre depuis plus de quinze ans. Formé à Wigratzbad en Allemagne pour la Fraternité Saint-Pierre, il a été ordonné en 1993 par le cardinal Decourtray. Il a exercé son ministère dans le diocèse de Versailles à Notre-Dame des Armées et dans l’Est parisien. Jusqu’au jour où il rencontre mgr Dominique Rey. « J’ai été impressionné par un sermon qui l’avait fait à l’Institut de Philosophie comparée lors d’une messe de rentrée. Nous sommes devenus amis et il m’a proposé de le rejoindre à Toulon, où nous avons élaboré ensemble ce projet de nouvelle communauté. » Ainsi est née la Société des Missionnaires de la Miséricorde Divine, implantée dans la paroisseSaint-François de Paule à Toulon, première paroisse personnelle dans la forme du rite extraordinaire en Europe. L’originalité de cette communauté est d’être aussi tournée vers la nouvelle évangélisation, particulièrement envers des musulmans. En sont membres une dizaine de séminaristes, dont un vient d’être ordonné prêtre : Eloi Gillet, ce qui porte à trois le nombre de prêtres de cette nouvelle communauté.

Miséricorde, eucharistie et nouvelle évangélisation

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Dieu est de retour

« L’idée de cette société, c’est de vivre de la miséricorde divine, de vivre de la liturgie ancienne et de l’adoration eucharistique. Enfin, de vivre la nouvelle évangélisation, particulièrement vis-à-vis des musulmans. En décembre dernier, le cardinal Hoyos, Président de la commission Ecclesia Dei, est venu nous encourager dans cette voie. Saint-François de Paule n’est ni une faveur, ni une tolérance : c’est en cela que c’est nouveau. Nous ne sommes pas des catholiques de seconde zone. Nous avons une vie paroissiale et nous sommes complètement intégrés dans la vie diocésaine. La paroisse personnelle nous permet de vivre une évangélisation de rue et de territoire avec plus de liberté. »

Missionnaires de l’Eucharistie

« Le premier vendredi du mois, nous organisons une adoration et nous ouvrons grandes les portes de l’église. Puis, nous invitons les passants à venir prier. Il est arrivé que certains soient profondément touchés à cette occasion. Nous adorons aussi le Saint-Sacrement tous les jours pendant une heure et nous encourageons les fidèles à nous rejoindre. Avec la forme extraordinaire du rite, nous essayons de toucher les cœurs par la sacralité de liturgie, par sa beauté. »

Attachés à la forme extraordinaire du rite

« La forme extraordinaire du rite exprime de manière privilégiée la foi catholique sur le sacrifice de la messe. Il est capital aujourd’hui qu’il y ait une insistance sur l’actualisation du sacrifice de la Croix, la dimension propitiatoire du sacrifice de la messe, avec la présence réelle. La liturgie, dans tout son ensemble, doit rendre compte de cette réalité sacrificielle, de la transsubstantiation et de la présence réelle, pas simplement par les textes mais à travers toute sa gestuelle, sa musique, les ornements, et donc, en général, par une sacralité.

Les différents rites peuvent exprimer autrement cette réalité. Bien qu’il y ait eu beaucoup de drames et de dérives liturgiques ces dernières années, reconnaissons que beaucoup de catholiques se sanctifient avec la forme ordinaire du rite. Les fidèles attachés à la forme extraordinaire doivent par conséquent constater qu’il existe de nombreuses communautés ou de paroisses qui ont une vie spirituelle, missionnaire, intellectuelle intense avec la forme ordinaire du rite.

Nous avons besoin de tous nous enrichir mutuellement ! Personnellement, j’ai beaucoup appris dans d’autres communautés le sens de l’adoration et de la louange. Nous étions par exemple tous au festival Anuncio au mois d’août dernier, ce qui nous a donné une occasion d’ouverture aux autres, dans un même élan d’évangélisation ! »

Concélébrer autour de l’évêque ?

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La ligature des mains, signe d’obéissance à l’évêque

« Je suis heureux de concélébrer autour de l’évêque, je le fais parce que c’est le mystère d’unité de l’Eglise. En effet, depuis les encouragements du pape Pie XII c’est un moyen privilégié de communion. Le Concile Vatican II va particulièrement le mettre en lumière. Il s’agit de manifester l’unité sacerdotale autour de l’évêque comme signe de l’unique présence du Christ en nous. Ainsi cette unité n’est pas seulement doctrinale, mais elle est surtout sacramentelle. Et par conséquent, ce signe doit être visible. Même si, d’un simple point de vue canonique, il n’y a pas d’obligation stricte à concélébrer, le refuser de manière absolue, par principe, ne serait pas un esprit d’Eglise.

Par ailleurs, il me semble important d’obéir à Benoît XVI lorsqu’il parle de non-exclusivisme liturgique, et aussi d’obéir au cardinal Hoyos dans ses recommandations aux différentes communautés Ecclesia dei du 7 décembre 2008, qu’il adresse en particulier à nous-mêmes. Il est important aussi de préciser qu’un rite en général peut toujours comporter une part de faiblesse liturgique ou doctrinale. En aucun cas, l’Eglise ne pourrait produire un rite intrinsèquement mauvais, cette proposition ayant été condamnée par le Concile de Trente et par le Pape Pie VI à propos du Concile de Pistoï. »

Evangélisation et liturgie

« La liturgie n’est pas d’abord une technique d’évangélisation. Elle a son langage propre pour être une louange et sanctifier le peuple chrétien. Mais vivre correctement une liturgie digne et sacrale ne peut que toucher les cœurs. C’est une dramaturgie, la manifestation de la présence de Dieu. Le catéchisme de l’Eglise catholique et le concile Vatican II insistent sur la liturgie céleste. Notre action liturgique doit être un reflet et une participation de la liturgie angélique. Ainsi, le Saint Sacrifice de la messe, c’est le ciel qui se déchire. La liturgie est donc à la fois une descente du Seigneur vers le peuple chrétien et une élévation des âmes vers Lui. Ainsi, toute la liturgie, à travers ses rites, doit manifester ce mystère. »

La miséricorde divine, désuète ?

« La miséricorde est un terme biblique, c’est elle qui rend le mieux compte aujourd’hui de l’amour de Dieu pour l’humanité pécheresse. Aujourd’hui, c’est un besoin urgent pour l’homme moderne désespéré et pris dans ses structures de péché d’avoir une espérance dans cet amour de Dieu qui le rejoint et qui lui redonne toute sa dignité.

La miséricorde de Dieu est un attribut essentiel de Dieu, sainte Faustine dit même que c’est le plus important parce ce qu’il exprime l’essence même de Dieu et son amour pour ses créatures. Elle est considérée par Jean-Paul II comme la spiritualité du IIIe millénaire. En ce sens, Jean-Paul II a été un Docteur de la miséricorde. Il en a beaucoup parlé dans son pontificat, non seulement avec sa deuxième encyclique sur la miséricorde, mais aussi dans son testament spirituel, Mémoire et Identité. Il dit que notre époque moderne a tellement été marquée par les drames, en particulier le nazisme et le communisme, que la miséricorde apparaît comme la limite à la progression du mal. Elle est l’espérance dans un monde qui parfois s’autodétruit. Aujourd’hui, c’est un aspect capital de la nouvelle évangélisation car les gens sont comme anéantis par le péché. Ils vivent dans ses esclavages : la drogue, le sexe, le désespoir, les ruptures familiales et sentimentales, le sida, l’avortement… Par exemple, sainte Faustine a particulièrement ressenti ce qui allait devenir des drames pour nos contemporains : le suicide et l’avortement. »

La miséricorde, un motif d’espérance

« Sans la miséricorde, nous serions désespérés. Nous célébrons la fête de la divine miséricorde le dimanche après Pâques. C’est une proclamation liturgique de l’amour du Christ pour l’humanité. Il y a un accent eschatologique, comme le dernier espoir pour l’humanité. Il est intéressant de noter que lorsque le Seigneur a demandé cette fête à sainte Faustine, c’était en lien avec les textes de la liturgie tridentine. Ce jour-là, ces textes évoquent la miséricorde, en particulier avec l’Epitre de saint Jean sur l’esprit, le sang et l’eau, ainsi que l’Evangile avec l’institution du sacrement de pénitence. »

Vivre la miséricorde en communauté

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Les Missionnaires de la miséricorde en 2009

« Notre projet communautaire implique particulièrement de vivre de cette miséricorde divine. Nous essayons de vivre la spiritualité de Sainte Faustine. C’est aussi apprendre à vivre en communauté, à vivre la charité entre frères. Avec une présence alternée au séminaire et à la paroisse, les séminaristes s’efforcent de vivre cette unité dans la miséricorde. Cette dimension d’accueil et de miséricorde attire particulièrement les jeunes.

Une unité spirituelle, missionnaire et liturgique est essentielle pour construire une communauté

. Il est important pour nous d’accueillir régulièrement des familles. Notre maison doit être ce lieu d’accueil et de mission. Nous veillons à ce que des étudiants participent régulièrement au porte à porte ou à l’évangélisation de rue. »

Pourquoi évangéliser ?

« L’évangélisation est intrinsèque au christianisme, à l’Evangile, on ne peut pas passer outre. C’est d’abord le commandement du Christ « Allez, de toutes les nations, faites des disciples » (Matthieu 28,19). « Malheur à moi si je n’évangélise pas » nous dit Saint Paul (1 Co 9,17), tout comme «  La foi vient de ce qu’on entend » (Romains 10). C’est aussi toute l’histoire du christianisme. Si personne n’annonce la foi, les hommes ne pourront pas connaître le Christ. Le chrétien se fait avant tout le témoin du mystère de la passion et de la Résurrection du Sauveur. C’est un amour qui doit se diffuser. Nous ne sommes pas une religion qui chercherait uniquement un bien-être corporel. La religion catholique n’est pas fondée sur l’individualisme. Elle passe par la médiation d’un peuple. Il s’agit d’annoncer une vérité, le Salut du monde. »

Une évangélisation classique

« Nous avons d’abord l’évangélisation classique : le catéchisme, auquel on attache une grande importance, mais aussi nos groupes d’étudiants. Nous avons un groupe de prière et de formation le mardi soir, une fois sur deux louange ou formation. Cette année, nous avons choisi d’étudier Saint Paul [1]. Quant à la louange, elle s’inspire, à travers ses cantiques, des communautés nouvelles. Mais, elle se termine par une adoration classique avec silence et chants en latin.

A la demande de l’évêque, nous avons aussi un ministère en-dehors de la paroisse : je suis aumônier de la faculté de droit, mon vicaire est aumônier de deux écoles, l’une catholique et l’autre laïque. Je voudrais souligner aussi l’importance de la préparation au mariage, avec laquelle il y a un énorme travail à faire. »

Une annonce directe de la foi

« Un autre aspect de notre évangélisation concerne l’annonce directe de la foi. Nous faisons régulièrement du porte-à-porte et de la mission de rue, en communauté et avec des paroissiens. Nous assurons un suivi en retournant voir les personnes que nous avons déjà rencontrées. Pour la messe de minuit, par exemple, nous distribuons des tracts dans la rue et nous invitons les passants à venir participer à la messe.

Nous organisons chaque année un rassemblement de jeunes, le camp Spes, avec formation le matin et mission de plages l’après-midi. Nous les parcourons par groupes de deux, en général composés d’une soutane avec un laïc. Nous abordons alors les personnes qui pourraient être disposées à discuter avec nous, parmi celles en tenue décente. Nous nous présentons à eux en leur disant que nous sommes des catholiques envoyés par la paroisse ou par l’évêque du lieu. Pour ces personnes qui souvent s’ennuient, c’est l’occasion de parler plus librement de leur relation à Dieu. A la fin de nos discussions, nous leur donnons un Evangile. L’Ecriture est une parole de Salut. Elle a une force que n’ont pas d’autres écrits, c’est une parole vivante qui peut toucher leurs cœurs et les convertir.

Nous ne savons pas si ces personnes liront l’Evangile que nous leur avons laissé, mais cela fait beaucoup de bien aussi aux jeunes qui évangélisent. Cela leur apporte une grande paix, une grande joie ! Cela leur permet aussi prendre conscience du climat général d’indifférence religieuse. Ils ont alors un plus grand souci d’authenticité, de vie spirituelle, et un désir plus fort de se former pour répondre aux objections posées. Nous ne sommes pas dans un climat d’hostilité vis-à-vis de la foi - à part quelques minorités - mais dans un matérialisme grandissant et qui prend des aspects nouveaux. L’indifférentisme religieux fait partie de la culture contemporaine. Il faut s’adapter pour répondre à ce grave défaut de notre société, en trouvant des méthodes nouvelles comme l’évangélisation de plage.

Cela arrive que des personnes éclatent en sanglots et qu’ils nous confessent leurs blessures sur la plage. Ils nous disent les drames qu’ils connaissent. C’est parfois une demande de prière pour un défunt, une femme dont le mari est parti, ou des personnes qui connaissent de profondes blessures affectives. »

Dialogue interreligieux et annonce de la foi

« Nous voulons encourager une culture de la mission envers les musulmans, c’est pour nous une priorité. Il faut prendre conscience aujourd’hui que le dialogue interreligieux, s’il est capital, ne peut être une finalité en soi. Benoît XVI l’a rappelé lors de son voyage en France : La bonne volonté ne suffit pas. Je crois qu’il est bon de commencer par l’écoute, a-t-il dit, puis de passer à la discussion théologique pour arriver enfin au témoignage et à l’annonce de la foi elle-même . Par conséquent, le dialogue doit à moment ou à un autre devenir une annonce. C’est ce qu’a souligné en 1992 l’Instruction Dialogue et Annonce du Conseil pontifical pour le Dialogue interreligieux et de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples. Ce document, presque passé inaperçu, ne se contente pas de préciser « la place du dialogue interreligieux dans la mission évangélisatrice de l’Eglise », il décrit toutes les modalités de cette forme d’évangélisation. L’introduction fait le constat suivant : « Il y a ceux qui sembleraient penser de façon erronée que, dans la mission actuelle de l’Eglise, le dialogue devrait tout simplement remplacer l’annonce. A l’opposé, d’autres n’arrivent pas à comprendre la valeur du dialogue interreligieux. D’autres encore sont perplexes et s’interrogent : si le dialogue interreligieux est devenu tellement important, l’annonce du message évangélique a-t-elle perdu son urgence ? L’effort pour amener des personnes à entrer dans la communauté de l’Eglise est-il devenu secondaire ou même superflu ? ». On a donc peut-être un peu trop voulu « découvrir l’homme » et toutes les civilisations, en oubliant d’annoncer Dieu. Ce pourquoi nous n’avons pas peur d’aller à contre-courant en voulant annoncer le Christ aux musulmans. Nous les trouvons dans les rues du centre-ville, comme rue d’Alger, mais aussi à travers le porte-à-porte, ou en allant fumer le narguilé avec eux. »

Créer des liens d’amitié, témoigner par la prière

« Nous essayons pour l’instant de créer des liens d’amitié avec eux. Cela commence tout doucement depuis quatre ans. C’est un très long apprivoisement. Nous ne pouvons pas voir les fruits tout de suite. Evangéliser les musulmans implique aussi un témoignage de prière. Pour beaucoup d’entre eux, les chrétiens sont décadents, parce qu’ils n’ont pas de vie de prière, ni d’exigence morale ou spirituelle. Nous prions avec les processions publiques du Saint-Sacrement, avec la Vierge Marie pour l’Assomption ou l’Immaculée conception, avec l’Enfant Jésus lors de la Chandeleur. Pour le Vendredi Saint, c’est tout le doyenné qui se retrouve autour de l’évêque, dans la vieille ville, pour un chemin de croix avec des prières en arabe. »

Les processions, une méthode trop ostentatoire ?

« Partir en procession, c’est avant tout une prière, sans provocation. C’est une longue tradition chrétienne que la liturgie soit publique. Généralement, les musulmans qui nous croisent sont respectueux. Pour eux, la prière doit avoir cette dimension publique et officielle. Cela n’a rien de vindicatif ou de démonstratif, ce n’est pas non plus un discours politique. Au contraire, ils nous reprocheraient même le manque de visibilité de notre foi, de notre Eglise : « on ne vous voit pas prier » nous disent-ils souvent ! »

Ce qu’il faut pour évangéliser les musulmans

« Nous devons les aimer. Sans cela, on ne peut pas évangéliser. Nous souhaitons aussi leur montrer que l’amour du Christ peut les atteindre et transformer leur propre cœur. Nous essayons également connaître en partie le Coran et les principes de l’Islam. Il faut aussi bien connaître l’Ecriture pour affirmer le Salut en Jésus-Christ et le pardon des péchés à travers la miséricorde divine. Un musulman ne sait pas quand il est pardonné et ne peut donc pas vivre ce pardon dans sa vie spirituelle : l’infinie miséricorde de Dieu peut donc toucher profondément son cœur. »

Jésus-Christ n’est-il qu’un prophète comme le dit l’Islam ?

« Non, Jésus est le Fils de Dieu. Un prophète ne peut pas dire « Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie » (Jn 16,4), « Avant qu’Abraham fût, je suis » (Jn 8,58) ou « Je suis le pain vivant descendu du ciel. Celui qui mangera de ce pain vivra pour l’éternité. » (Jn 6,51). Nous ne sommes pas dans l’ordre de la prophétie mais de l’affirmation de la divinité. Il n’y a pas de milieu possible : ou Jésus est un imposteur, ou il est le Fils de Dieu. »

La puissance de Dieu

« Puisque la toute puissance et la transcendance de Dieu est capitale pour eux, nous leur montons comment cet aspect est aussi présent dans le christianisme. Mais nous insistons sur l’essence de Dieu qui est amour. Leur parler de l’amour et de la miséricorde de Dieu est plus important que les longues discussions théologiques sur la Trinité ! »

A l’école de Charles de Foucauld

« Nous étudions les écrits de Charles de Foucauld, qui a fortement encouragé la mission auprès des musulmans. A ce sujet, il est intéressant de noter qu’il existe une progression importante de chrétiens en Algérie et notamment en Kabylie. Il s’y produit des phénomènes mystiques, qu’il faut évidemment aborder avec prudence, comme des apparitions du Christ ou de Myriam aux musulmans, qui leur demande de se convertir. Il est très difficile pour l’Eglise de gérer cette situation. La communauté s’est rendue en Tunisie, où nous avons rencontré des communautés vivantes malgré une présence policière importante. »

Des conversions difficiles

« Les conversion sont difficiles. Il faut être conscient que pour un musulman, se convertir est une rupture avec son milieu familial et social. Cela implique de changer de vie. »

En savoir plus

- Acheter Dieu est de retour
- Photo : Merci à Ludovic Margot

Notes

[1En 2009-2010, le thème est sainteté, vocation, sacerdoce

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