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      Du sacré aux scatophiles

Du sacré aux scatophiles

Les polémiques autour de la pièce « Sur le concept du visage de Dieu » de Castellucci ou de l’ œuvre « PissChrist » nous révèlent l’état pitoyable de notre société.


Comme le rappelait Henri Charlier, l’art révèle la profondeur et la transcendance de la personne. Une œuvre d’art digne de ce nom est en tension vers la perfection, elle révèle de manière parfois inconsciente un désir de Dieu. Le beau est splendeur de la vérité disait Jean Ousset, à travers l’art l’homme fait jaillir l’image de Dieu inscrite en lui. Ainsi, même si l’artiste n’est pas un spirituel, porté par une culture et une société imprégnées de transcendance, il produit une œuvre qui le dépasse.

Or il semble que nous assistions à une régression psychologique grave. Après avoir eu une explosion d’œuvres pornographiques depuis les années 70, nous assistons à des créations scatologiques dites religieuses. Ces auteurs ou ces sculpteurs nous disent qu’ils ont voulu ainsi exprimer leurs tensions spirituelles. Je vais peut-être vous choquer, mais je les crois sincères. Ces artistes déjantés sont le fruit de notre société, ils sont tellement imprégnés d’une sous-culture incapable de transcendance que le seul moyen d’atteindre le sacré est la scatologie. Ils produisent ce qu’ils sont : une déjection nauséabonde. Je ne crois même pas chez certains au blasphème, que saint Thomas place comme péché opposé à la Foi. Leur œuvre en revanche est sacrilège parce qu’une partie de la culture contemporaine est néant, elle est incapable de transcendance, de spiritualité et de sacré, elle n’est donc que révolte contre la présence divine.

Le corps de Jésus « enketchupé » de Golgota Picnic relève du même procédé : jouer avec les symboles chrétiens afin que toute forme de sacralité soit soumise à la dérision et au vulgaire. Dans la pièce de Castelluci les grenades balancées par des gosses sur l’impavide visage du Christ, les excréments qui en maculent la toile avec au même moment l’odeur adéquate, ne signifient que trop l’incapacité pour Dieu de répondre à la déchéance d’un homme. L’art n’est jamais neutre dans l’utilisation des symboles, si l’œuvre se focalise sur la vulgarité pour exprimer son rapport à Dieu sans la dénoncer alors on tue le sacré dans le cœur de l’homme. Dans une société profondément sécularisée cette entreprise ne fera que participer à une destruction de toute mémoire du divin dans l’âme humaine. Il est alors facile d’habituer quotidiennement l’homme à l’accumulation d’humiliations des symboles pour le conduire à mépriser l’objet de ces représentations. Ainsi ces créations dites artistiques, par le scandale de leurs images ne font que produire des individus abrutis et atrophiés qui participent au désenchantement du monde, leur jouissance est dans le laid et la défécation.

Celui qui revendique le droit de jeter des excréments sur le visage de Dieu le fera un jour avec violence sur le visage du croyant. La profanation de l’art religieux est révélatrice d’une haine qui ne s’arrête pas aux symboles. L’histoire des persécutions religieuses en est la preuve intangible. Les médias voudraient enfermer ceux qui protestent devant ce néant dans le fanatisme religieux de même nature que les fondamentalistes musulmans. Alors, s’il est essentiel d’exiger le respect pour le religieux, il importe de ne pas se mettre au niveau de certains musulmans favorables à la violence en voyant le blasphème là où il n’est pas forcément. Il ne s’agit pas de faire une censure religieuse de toute œuvre artistique mais d’éduquer des enfants incontinents et d’inviter la société au respect du sacré. Notre opposition doit être ferme et argumentée afin de pas tomber dans le piège des médias et d’étaler nos divisions sur la conduite à tenir.

Comment ne pas être scandalisé par l’hypocrisie de la société qui prône à la fois un libéralisme effréné pour les artistes et en même temps qui punit par la loi des caricatures qui viseraient les symboles des valeurs de notre culture contemporaine tels que l’homosexualité, la shoah ou la démocratie ? Les nouveaux censeurs sont à sens unique, la christianophobie, elle, doit faire partie de leur histoire, le religieux doit être soumis à toutes les dérisions de l’esprit humain. Le refus de toute transcendance et les contradictions de notre société devaient nous conduire à cette immersion dans les excréments. En fait je crois que c’est plus grave qu’il n’y paraît, il s’agit de la déchéance de l’homme. 

Que la liturgie de Noël qui nous révèle dans la nuit la beauté de l’Enfant-Dieu puisse élever nos âmes vers la charité incarnée

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