Missionnaires de la miséricorde divine
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      Année de spiritualité

Année de spiritualité

Les Missionnaires de la Miséricorde divine, dont la formation se fait au séminaire de Toulon, ont ouvert en septembre 2010 une année de spiritualité propre à la société.

Explications et interview de l’abbé Loiseau par Christophe Geffroy dans La Nef, parue en juin 2010.


"La Nef – Pouvez-vous nous rappeler l’histoire de votre communauté ?
Abbé Fabrice Loiseau
– Elle est née d’une rencontre avec mgr Rey et d’un désir de vivre la Miséricorde divine comme spiritualité sacerdotale avec un engagement missionnaire. Ce projet a pu se réaliser en septembre 2005 alors que mgr Rey érigeait l’église Saint-François de Paule en paroisse personnelle pour la forme extraordinaire.

En 2007, nous avons eu l’ordination sacerdotale de l’abbé Jean-Raphaël Dubrule, puis en 2009 celle de l’abbé Gillet.

Les statuts ont été reconnus en 2007, et nous sommes une association cléricale de droit diocésain. La société comprend trois prêtres et une dizaine de séminaristes qui sont formés au séminaire diocésain de La Castille, nous avons aussi régulièrement des stages à l’abbaye du Barroux.

Quels sont les charismes de la Société ?

La Miséricorde divine, la célébration de la Messe dans la forme extraordinaire avec l’adoration eucharistique et la nouvelle évangélisation.

La Miséricorde divine a pris un relief particulier avec Jean-Paul II qui a canonisé sainte Faustine en 2000 ; il a souvent présenté la Miséricorde comme dernière planche de Salut pour l’humanité. Son décès le 2 avril 2005, après la célébration de la Messe de la Miséricorde, a bouleversé toute l’Église. Comme je vous le disais, cette spiritualité est sacerdotale car notre monde désespéré, accablé par les structures de péchés, peut retrouver confiance dans ce Dieu d’Amour qui vient relever l’homme de sa misère. Le Seigneur diffuse la Miséricorde par le ministère sacerdotal, en particulier la Messe et le sacrement de pénitence.

La célébration de la Messe dans sa forme extraordinaire me paraît essentielle aujourd’hui à cause de son insistance sur l’aspect sacrificiel et la présence réelle. Nous voulons vivre cette liturgie, non pas comme une pièce de musée, mais comme moyen de sanctification et d’évangélisation dans l’Église diocésaine.

Enfin, la nouvelle évangélisation pour la communauté signifie une annonce directe de la foi et une certaine visibilité : processions, chapelets publics, groupe de prière, porte à porte, évangélisation de rues, évangélisation des plages.

Dans le cadre de cette mission, nous avons un intérêt particulier pour les musulmans, nous prions pour qu’ils puissent découvrir Jésus Sauveur ; nous nous formons sur l’islam et nous essayons d’aller à leur rencontre pour vivre le dialogue et l’annonce de la Foi.

Puisque les séminaristes sont formés au séminaire diocésain de la Castille, pourquoi une année de spiritualité séparée ?

Après cinq ans d’âge, la Société est prête pour cette expérience. Il est important que les jeunes qui veulent devenir membres de la Société sachent à quoi ils s’engagent et qu’ils puissent, pendant leur année d’initiation appelée dans les séminaires « année propédeutique », vivre la spiritualité de la Société et le cycle complet d’une année liturgique dans sa forme extraordinaire.

Nous sommes maintenant trois prêtres et nous aurons la présence et le soutien de l’abbé Wojtek qui était chargé de l’année de la spiritualité pour la Fraternité Saint-Pierre.

Ainsi, les propédeutes auront la liturgie à la paroisse Saint-François de Paule et les cours dans notre presbytère.

Nous maintenons un lien avec le séminaire où, une fois par semaine, les nouveaux membres de la Société iront déjeuner, voir leur directeur spirituel et faire du sport avec les autres séminaristes de La Castille. Nous prévoyons en commun un mois de stage à l’Arche auprès des handicapés, et une semaine d’initiation à la lecture divine. Les retraites en revanche se vivront dans le cadre de la Société ou avec le Barroux.

Quelles sont vos perspectives ?

La grande urgence aujourd’hui est la mission. Notre pays continue de se déchristianiser, nous devons continuer d’annoncer le Salut avec des laïcs et particulièrement les fidèles de la paroisse.

Nous souhaitons donc développer notre mission à Toulon, l’évêque nous a confiés en plus la charge d’une grande école libre, d’une petite école hors contrat (Anne de Guigné) et l’université de droit.

Mgr Pontier nous a confié aussi la célébration de la messe dans la forme extraordinaire à l’église Saint-Charles de Marseille : pour l’instant, c’est l’abbé Gillet qui remplit cette mission que nous souhaitons bien sûr développer.

Nous voulons renforcer aussi les liens avec les musulmans convertis au christianisme, ceux-ci se trouvent parfois dans une grande solitude. Nous continuons chaque année d’envoyer des séminaristes dans les pays arabes pour qu’ils puissent se préparer à leur future mission."

Propos recueillis par Christophe Geffroy

Missionnaires de la Miséricorde, 104 cours Lafayette, 83000 Toulon (04 94 31 80 26)

En savoir plus

- Source : La Nef n°216 de juin 2010

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