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Le 11 juillet 2019 Vincent Lambert meurt. Le gouvernement français porte la responsabilité de cette mise à mort, il a fait appel afin que l’arrêt des soins soit ordonné. Nous avons assisté ces derniers mois à un acharnement sans précédent pour décider moralement, judiciairement et médicalement si un homme avait le droit de vivre. Vincent Lambert était un malade lourdement handicapé qui n’était pas dans le coma ni dans un simple état végétatif. Il était dans un état « pauci-relationnel » ne nécessitant pas d’autres soins que celui d’être alimenté et hydraté par sondes.

Pourquoi avoir refusé que Vincent soit transféré dans un établissement spécialisé pour handicapés ? Pourquoi avoir rejeté le jugement de la cour d’appel de Paris qui imposait la reprise des soins ? Pourquoi un pareil acharnement médical, judiciaire et médiatique pour ordonner la mort ?

Pourquoi une telle lâcheté de médecins catholiques et de clercs qui a tous les niveaux décisionnels de cette histoire, selon Maître Triomphe, ont refusé de sauver Vincent Lambert ?

Cette affaire est le reflet de notre société et de la culture de mort qui y règne. La conception actuelle de la vie est utilitaire, superficielle et hédoniste. Que faire d’une vie qui connaît la faiblesse, la dépendance et la souffrance morale ? Que faire d’une vie qui ne peut plus posséder, jouir et triompher ? La société contemporaine veut, seule, définir la dignité de la vie, elle désire ce pouvoir de mort parce qu’elle se croit maîtresse de tout ce qui existe. De la pensée humaine et de sa volonté doit dépendre le monde.

Vincent n’était plus digne de vivre, il méritait la mort et tous ceux qui s’opposent à ce choix ne peuvent être que de dangereux sectaires pour la société ! Cette société de mort est bien en marche, mais elle disparaîtra d’elle-même. Si les martyrs ont été une semence de chrétiens, les euthanasiés seront la semence d’une culture de vie. Nous sommes au début de cette renaissance.

Abbé Fabrice Loiseau

Publié dans , le 15 septembre 2019

PRETRES ET FRERES POUR ANNONCER LA MISERICORDE